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78 articles avec actualite

La nouvelle abstention

Publié le par memoire-et-societe

Le fait le plus saillant des récentes élections municipales en France n' est peut-être ni la poussée d' extrême droite ni le recul socialo-gouvernemental, conformes finalement à un mouvement pendulaire fréquent en période de crise, mais le taux-record atteint une fois de plus par l' abstention : 36,9% selon le chiffre officiel, plus de 50% dans nombre de zones urbaines pauvres. On dépasse là l' effet conjoncturel d' un mécontentement. Depuis trente ans, le phénomène s' accentue, élection après élection, dans les classes populaires et le "bas" de la classe moyenne. On le remarque, on s' en indigne bruyamment, puis la vie politique reprend comme si de rien n' était.

Or la question finit par présenter une importance digne de plus d' attention: c'est celle de la validité de tout un système de représentation. Des dirigeants qui s' imposent en réalité grâce au soutien d' une proportion réduite mais influente de citoyens aisés, ne peuvent voir que leur autorité contestée. Au- dessous d' un certain seuil, la démocratie n' est qu' une minoritocratie.

Chacun connait les griefs opposés à l' abstention : reniement d' un droit arraché après de longues luttes aux forces les plus conservatrices ; démission qui laisse le champ libre à l' aventure et crée un vide propice à la dictature ; trahison envers ceux qui, par le monde, luttent contre l' oppression pour obtenir une droit que d' aucuns se permettent de dédaigner.

Ces arguments ne sont pas négligeables ( encore que des "élections libres" ne suffisent pas à asseoir la liberté...). Cependant une analyse plus serrée de la tendance abstentionniste dans les pays développés en réduit la portée :

- la jeunesse ne vit plus le vote comme une conquête, mais comme une sorte de quitus que lui réclame un Système incapable de répondre aux attentes naturelles du citoyen : emploi,logement, avenir. Ce n' est pas en lui ressassant la chance qu' elle a de se rendre aux urnes pour conforter une classe politique dont le comportement est loin de susciter son admiration, qu' on risque de la convaincre.

- de plus en plus d' électeurs sont gagnés par le sentiment que le pouvoir se joue dans des couloirs plus que dans les isoloirs. Lobbys corrupteurs, corporatismes arrogants, réseaux ou clubs privilégiés, leur semblent les véritables inspirateurs de dispositions législatives qui visent à favoriser des intérêts particuliers au détriment de l' intérêt général. Pour beaucoup, les dés sont pipés. D' où un attentisme et un repliement qui soulignent non le détachement de la Cité, mais une méfiance croissante à l' égard des institutions et des individus qui la régentent.

- dès lors voter devient une affaire de "nanti", un renfort indirect à la domination de classe. Le comportement de maints élus confirme d' ailleurs ce point de vue. Face à cette situation, l' abstention est appréhendée comme un acte politique de protestation. Pourquoi un chômeur, fils de chômeur et père d' un probable chômeur ou "travailleur pauvre", irait-il porter son bulletin à quelqu'un qui passe de temps en temps lui serrer hâtivement la main sur un marché ?

Cherchez l' erreur : la précarité et l' exclusion en hausse, dans un pays où le niveau moyen d' éducation est élevé, ne diminuent pas l' abstention. Elles la nourrissent

P.S. Je remercie tous ceux qui m' adressent leurs commentaires en demandant des compléments d' information. Je répondrai, bien sûr, à chacun, m' excusant d' avance du délai de réponse que peuvent exiger parfois leurs questions. Continuez.

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La France sous curatelle?

Publié le par memoire-et-societe

La France,Etat à demi ruiné dans un espace géographique privilégié par une double façade maritime et une position-clé entre le nord et le sud de l' Europe, ne parvient pas à freiner un déclin amorcé depuis une trentaine d' années pendant lesquelles Droite et Gauche ont alterné au pouvoir. Alors que, l' un après l' autre, ses voisins semblent émerger de la crise, la France continue de s' enfoncer dans le chômage, les dettes, la perte de compétitivité. Il y a là une spécificité dont les causes relèvent apparemment de deux ordres:

1. Des causes internes

- le ralentissement d' activité orchestré par la direction d' un patronat qui entend aligner le système social français sur celui de nations comme les USA et l' Allemagne. M.Gattaz, président du MEDEF, a profité de la visite d' Etat de F.Hollande, qu'il accompagnait, aux Etats-Unis, patrie du libéralisme, pour affirmer ses exigences avec une totale absence de retenue diplomatique. La volonté de réduire sensiblement les charges des entreprises par la flexibilité du travail et l' allègement de la fiscalité figurent en effet au premier rang des objectifs patronaux.

- une crise des " élites" qu' alimente un système de plus en plus en décalage avec les mutations sociales. Une Constitution monarchique, expression d' un centralisme archaïque, l' inutilité coûteuse d' institutions comme le Sénat, l' action des lobbys corporatistes, les mécanismes de reproduction des cadres approfondissant les frontières de classe, le découragement rageur du mouvement populaire face à des fermetures d' usines bénéficiaires , une course sans pudeur aux places et à l' argent vite gagné, corollaires de la corruption et de l' évasion fiscale, la rancune d' une partie de la post- immigration, devenue proche des jihadistes, les exemples d' abus comme les traitements et indemnités que s' allouent les grands patrons et les gaspillages engendrés par la multiplication des structures administratives, tout cela contribue à développer un sentiment d' injustice, une large démotivation et, au bout du compte, une perte de civisme (n' allons pas jusqu' à parler de "patriotisme" comme nos parents...) dévastatrice.

2. Des causes extérieures

- une France timidement social-démocrate est encore plus que n' en peuvent supporter les champions de l' Europe ultralibérale. L' objectif de celle-ci est clairement d' entraver les mouvements et d' affaiblir le rôle de ce vilain petit canard. Le défaut spectaculaire de solidarité qu' elle a manifesté à l' égard de Paris au Mali et en Centre Afrique, malgré l' appui, surtout verbal, d' Obama, montre combien les roitelets bruxellois se délectent (" monsieur Hollande, sous-entendent-ils, le sable africain, avec un peu d' uranium dessous, c' est votre domaine, n' est-ce-pas ?") des cloaques "antiterroristes" dans lesquels se hâte de se fourrer le tandem Hollande-Fabius pour être bien vu ici et là.

- de pragmatiques stratèges anglo-saxons planchent depuis un certain temps sur le scénario de la "disparition" de la France, jugée à la fois trop névralgique pour être ignorée et pas assez "sûre" pour figurer dans le noyau dirigeant du monde occidental. Partant de son amoindrissement économique, ces experts en géopolitique suggèrent de fondre la République créée par de Gaulle dans des ensembles politiques, militaires et industriels de plus en plus contraignants. L' opération n' impliquerait, bien sûr, aucune agression frontale, mais, pour ménager le malade, procèderait par touches sectorielles successives aboutissant à des pertes de souveraineté indolores, bref à une sorte de curatelle germano-atlantique qui permettrait d' en finir une bonne fois, quoique dans les formes, avec ces histoires récurrentes d' "exception française" et de socialisme pourtant anémique. Ce projet d' étouffement distingué n' est le fruit d' aucune paranoïa : c' est une information de source politique.

Voilà qui constitue des handicaps. La Gauche au pouvoir démontre qu' elle n' est pas apte à les surmonter. Sa "ligne" n' est pas lisible. Son leader manque de charisme. Son entourage fait amateur. Mais une "curatelle" signifierait son décès.

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Fossés et République

Publié le par memoire-et-societe

Je n'ai jamais vu Pascal Boniface ailleurs que sur le petit écran où il parait assez régulièrement. Nous n' avons aucune relation commune. C' est dire que je n' ai avec lui aucune connivence. En revanche, je constate notre convergence de vues sur le différend israëlo-arabe, et salue le courage avec lequel cet homme mène un combat ingrat et périlleux.

Après "Est-il permis de critiquer Israël?", publié en 2003, qui avait valu à l' auteur une avalanche de menaces, insultes, calomnies, et à l' "Institut des relations internationales et statistiques" qu'il dirige des pressions inadmissibles pour l' en chasser, il revient en 200 pages sur la question avec "La France malade du conflit israëlo-palestinien" (éditions Salvator). La prudence lui conseillait le silence. Il répond : "Plus le sujet est sensible et tabou, plus il convient de le traiter". Et de mettre en cause les agents de lobbys comme le CRIF ou la LICRA, accusés de creuser délibérément un fossé communautaire entre juifs et non-juifs. La facilité, dans ce cas, est , bien sûr, de crier à l' antisémitisme. Le procédé est un peu usé, passons. L' enjeu sérieux, selon Boniface, est l' unité de la République.

Exagérer l' antisémitisme dans un pays où, depuis un siècle et demi moins quatre ans, des Juifs ont figuré et figurent aux premiers rangs des lieux de pouvoir : Etat, Grands Partis, Banques, Organismes de Communication et de Culture, Ordres corporatifs, Industries d' armement, Centres de recherche, Loges maçonniques, Groupes d' influence (type club "Le Siècle"), peut à force sembler un procédé apte à désarmer quiconque ne soutient pas inconditionnellement la cause d' Israël. Qui n' est pas pour pour elle sans réserve risque ainsi d' être classé "raciste" et éloigné de toute responsabilité. Selon cette perspective assez terroriste, l' antisionisme relève directement de l' antisémitisme. M. Cukierman, président du CRIF, l' a encore rappelé à son dîner du 4 mars dernier.

Une telle attitude est objectivement et implicitement une menace que les chefs de la majorité comme de l' opposition ont soutenu de leurs applaudissements. Le tour de passe-passe sémantique allant désormais de soi, "vive Nétanyaou parce qu' à bas Hitler!" On ne peut rêver mieux pour combler Dieudonné, Soral et les énergumènes qui récemment scandaient dans la rue "Mort aux Juifs!". La question reste en tout cas posée : Israël est-il l' unique Etat du monde sacré par essence? Ce superpatriotisme étranger trace, notamment chez des intellectuels qui ont longtemps fait de l' internationalisme leur devise, une curieuse ligne de fracture. D' autant qu'ils taisent du même coup des évidences comme le racisme prévalant dans les colonies illégales de Cisjordanie. On n' a donc aucune raison de croire B.H. Lévy ou Goldnadel plutôt que Charles Enderlin et Rony Brauman. Chacun ses Juifs.

Autre élément relevé par Boniface, la place accordée dans les media à une subite poussée d' antisémitisme que démentent les statistiques policières. Aucun chiffre ne note l' infamie des agressions, les antisémites comme les islamophobes, dont on parle moins. Cependant, l' inégalité de traitement dans l' information est flagrante, comme si la sécurité du Français juif différait de celle de tout autre citoyen et appelait une mobilisation spéciale. Focaliser en particulier sur une montée du racisme intégriste, et je n' oublie ni l' affaire Fofana ni l' affaire Mehra, n'est-ce pas quelque part un moyen d' entériner la thèse israëlienne tendant à réduire le problème palestinien à une affaire de jihad (guerre sainte) ? " L' idée, commente Boniface, est de donner à croire que le conflit du Proche Orient est religieux ".

Tout cela est malsain parce que conduisant au communautarisme politique, négation de la République. On ne peut à la fois dénoncer le courant communautariste musulman, souvent lié à l' extrême pauvreté, et exalter son équivalent juif et prospère sans faire naitre des ressentiments. L' inégalité sociale joue ici au moins autant que la rivalité prophétique. Les pleurs du dîner annuel du CRIF ne gomment pas la souffrance des banlieues. Finalement, on en arrive à se demander qui alimente en France avec le plus d' efficacité une guerre à laquelle celle-ci ne devrait être mêlée d' aucune manière : ceux qui de Paris contribuent à financer Tsahal, ou ceux qui partent de Seine-Saint-Denis pour aller combattre en Syrie?

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Et alors, l' Afrique?

Publié le par memoire-et-societe

Le 19 mars 2011, les aviations française et britannique intervenaient en Libye sous couvert des Nations-Unies pour empêcher un massacre de population à Benghazi (opération Ellemy). Belle occasion, en outrepassant la mission, d' en finir avec Kadhafi (fastueusement reçu fin 2007 à l' Elysée) pour Sarkozy, et son ami B.H.Lévy dit "Armons-nous et...allez-y!". En réalité, Benghazi, où en 2012 l' ambassadeur américain Stevens a été symboliquement assassiné le jour anniversaire du 11 septembre avec 3 de ses compatriotes, était un centre opérationnel de la CIA pour une large partie du Machrek. La chute du colonel ouvrait de fait un chemin aux jihadistes qui cherchaient à infiltrer le Sahel.

Le 11 janvier 2013, toujours avec le label du Conseil de Sécurité, environ 5000 soldats français arrivaient au Mali (opérations Serval, puis Hydre) pour interdire aux Islamistes la route de Bamako et l' idée de pousser sans doute vers l' Atlantique, en coupant l' Afrique de l' ouest en deux. Les envahisseurs autochtones, si l' on ose dire, étaient une addition de tribus locales insurgées (Touaregs) et d'éléments armés ayant reflué de Tripolitaine après la défaite du régime kadhafiste. La France installait en réponse un gouvernement à sa convenance tandis que les rebelles (terme qui rappelle étrangement d' autres époques) se retranchaient dans les massifs montagneux des confins algéro-libyens pour attendre le retrait de l' ex-colonisateur rhabillé en gendarme international.

Le 7 décembre 2013, le gouvernement de Paris, missionné une fois de plus par les instances de l' ONU, larguait 1600 hommes (aujourd'hui 2000) en Centre Afrique (opération Sangaris) afin de s' interposer entre communautés chrétienne et musulmane décidées à s' exterminer mutuellement. Ce qu' elles semblent d' ailleurs réussir à faire sans trop de difficultés.

La vigilance sans faille de la France a alors connu la consécration avec la réception grandiose de François Hollande à Washington. On imagine aisément le dialogue des présidents français et américain :

Obama : Bravo, mon cher François! Grâce à vous, je peux annoncer que le terrorisme est sous contrôle. Vous comprenez, après l' Irak et l' Afghanistan, il m' est difficile d' envoyer encore des boys aux quatre coins de la planète. Je suis donc ravi de trouver les poitrines de nos amis français pour ce boulot ingrat.

Hollande : Cher Barak, la France a un rôle historique en Afrique, comme vous le savez. Il est donc normal qu' elle figure au premier rang dans le maintien de l' ordre sur le continent. L' uranium du Niger le vaut bien.

Obama : O.K, François. Je reconnais vos droits tout à fait normalement historiques, et vous m' épargnez les emmerdes dans ce coin pourri. C' est que je n' ai pas que ça à faire : y a du business qui attend de l' autre côté, en Asie, vous comprenez, et on ne peut pas être partout. Alors je compte sur vous, my friend !

Hollande : Pas de lézard, ça va le faire, Barak. La France a l' habitude d' honorer ses engagements. Le salafisme ne passera pas, foi de Lévy!

Ce discours vraisemblable à quelques tournures près confirme l' ignorance où évoluent les dirigeants occidentaux. Nous avons déjà mentionné (voir "Mali attention!" le 24/01/13 et "Qui va croire qu' au Mali tout est réglé?" le 06/11/13) les conséquences déstabilisantes des gesticulations sarkozistes. Le Sahel est dans une phase de tempêtes dont on ne saurait prévoir ni les prolongements ni la durée. L' Afrique, à mesure que s' éloigne l' empreinte coloniale, se révèle un puzzle d' Etats sans lien convaincant avec les réalités ethniques et sociologiques. Ainsi la République Centrafricaine (ex Oubangui-Chari) est-elle un bricolage post-colonial de clans, tribus et réseaux communautaires parfaitement étrangers à la création d' un Etat-nation.

Arrêtons-nous sur le cas des Touaregs. Ansar Dine et le Mujao, leurs deux organisations en rébellion depuis des décennies contre le Mali pour la reconnaissance de leur statut particulier, font valoir à cet effet la combinaison du nomadisme inhérent à leur mode de vie et d' une hiérarchie sociale fondée sur le lignage. Droit de propriété et territorialité ne concernent pas leur population, intégrée de tout temps à un espace de campement et de tente. Dès lors, les revendications portent davantage sur la légitimation du lignage que sur la conquête de frontières ou le ralliement à une structure impliquant la sédentarisation et l' allégeance citoyenne. Mali, Niger, Libye, Algérie, Mauritanie en font l' expérience. La révolte des Touaregs s' incarne désormais dans une "Légion islamique" qui conduit les pasteurs au chômage vers une socialisation religieuse et militaire sans droits de douane, en contradiction totale avec le concept occidental d' Etat-nation. Un choix qui, ressenti comme une nouvelle lutte de décolonisation et méconnu hors du continent, interpelle une jeunesse arabo-africaine en attente d' avenir.

Savoir. Comprendre.Sortir du guêpier...Ne faudra-t-il pas qu'un jour les dernières forces spéciales, le dernier légionnaire, l' ultime hélicoptère d' assaut, quittent la région ?

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Où en sont les Droites?

Publié le par memoire-et-societe

Fidèle à une tradition datant de la monarchie, la Droite française continue de se diviser (d' accord, la Gauche aussi) en tendances distinctes et théoriquement inconciliables : Droite classique, Droite nationaliste, Droite moderniste. Les deux dernières semblent progresser dans l' opinion, et la première, la plus nombreuse mais ébréchée par la crise et ses luttes intestines, être en perte de vitesse. La fiscalité, l' identité, la sécurité, la défense de l' entreprise, forment les thèmes de leurs débats actuels.

Prise globalement, la Droite est majoritaire, avec de faibles oscillations, suffisantes parfois pour donner le sentiment d' une "vague" d' effrayante couleur. Ce qui constitue aujourd' hui une novation est la montée régulière d' un taux d' abstention révélant l' essoufflement du système, c' est-à-dire sa relative représentativité et l' urgence d' une mutation institutionnelle apte à revigorer la vie démocratique. Le citoyen, en se détournant du fonctionnement républicain et d' un personnel politique discrédité, annonce un sursaut qu' il sera difficile d' ajourner indéfiniment.

La Droite légitimiste, en débutant par elle, défend pour l' essentiel des valeurs qui n' ont connu depuis des lustres que de modestes retouches. Elle maintient ainsi la place prépondérante de la bourgeoisie conservatrice, laborieuse, soucieuse de ses deniers, dont Vichy flattait les aspirations : le bas de laine, le patriarcat, la xénophobie, et que le gaullisme a su récupérer à la faveur de la Libération. En dépit d' avatars partisans, du RPF à l' UMP, mais l' oeil rivé sur l' objectif, le Pouvoir, elle rassemble, non sans tiraillements, la France du patronat et du négoce, les hiérarchies militaire et religieuse, la haute fonction publique, les professions libérales, la puissance financière, bref l' oligarchie. Cette Droite a pris l' habitude se considérer comme détentrice naturelle des palais de la République, peinant à admettre l' accès aux Affaires d' une Gauche, même "raisonnable", qui mêle diplômés dévoyés (les énarques roses) et défilés de syndicalistes décomplexés.

La Droite identitaire, elle, exclue du jeu parlementaire grâce à des arrangements politiciens, tient un discours fort différent. Il existe, depuis Daudet, Maurras et la Cagoule, une solide tradition extrémiste à laquelle ont sacrifié nombre de leaders légitimistes repentis : Longuet, Madelin, Goasguen, Léotard, Devedjian et autres. Cette "famille de pensée", de nature plus plébéienne que la précédente, se caractérise par un national-populisme jaloux (la préférence nationale) et une radicalité qui la mène au bord, et parfois au coeur, du racisme. Toutefois la ligne "dédiabolisante" imprimée par sa nouvelle direction au Front National, pour prendre cet exemple, vise une intrusion dans le champ républicain , au grand dam des dirigeants de l' UMP alors obligés de se droitiser davantage pour retenir des électeurs tentés de passer à la concurrence. Ces chassés-croisés éventuels font, bien sûr, le miel d' une frange d' ultras usant d'une surenchère gratifiante en ces temps de chômage, d' immigration et d' europhobie. Bouclage des frontières, protectionnisme commercial, retour au franc, la répétition de tels mots d' ordre n' est pas sans impact sur une opinion déboussolée.

Enfin la Droite moderniste (atlantiste, européïste, néo-libérale), à califourchon sur un centre gauche à tonalité social-chrétienne et un centre droit pragmatique, fasciné par le modèle américain et la réussite allemande, incarne le dernier volet de ce triptyque hétéroclite. Du lointain MRP à la récente UDI, en passant par le Giscardisme ou le MODEM, elle n'a cessé, sans dédaigner les responsabilités gouvernementales, de se chercher un champion consensuel. Bayrou? recalé par l' UMP qui lui impute la défaite de Sarkozy. Borloo? léger à côté de certains candidats probables pour 2017. Après V.G.E, fortement épaulé en 1974 par Chirac contre Chaban et fortement affaibli en 1981 par le même contre Mitterrand, morne plaine. Il y a le potentiel électoral : mais toujours pour servir d' appoint.

Quand on observe de près, on constate donc que, sous le terme élastique de "Droite", co-habitent des groupes sociaux qui n' ont de commun que leur opposition au socialisme, concept aux frontières mal définies. Néanmoins, cet antisocialisme de principe ne recouvre aucune unité de pensée et d' action : on ne verra pas MM. Le Maire et Gollnisch sur la même estrade. Qui peut affirmer pour autant que l' électeur UMP n' est pas prêt à voter pour le candidat F.N contre le "danger" d' une gauche détestée ? La porosité croissante à la base n' infirme-t-elle pas la rectitude verbale au sommet? Les élections du printemps ne vont pas tarder à nous éclairer sur le sujet.

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L' ininformation continue

Publié le par memoire-et-societe

Le terme "information", s' agissant entre autres des chaînes publiques de TV entretenues par le contribuable, est utilisé à contre-emploi. Il convient plutôt de parler d' ininformation, si l' on se réfère par exemple au journal de 20h. de la 2, dont la présentation est, parait-il, une consécration professionnelle. Je le dis tout cru : j' aurais honte d' assumer une telle émission en cet état.

Je n' entre pas dans les détails : l' "ouverture" du journal, sa hiérarchie, sa structure (10 à 15 minutes d' actualité, et une série de sujets magazines mineurs et intemporels), le vide de la plupart des contenus, l' absence de mise en perspective des évènements ou parfois le caviardage d' un fait risquant de déplaire en "haut lieu", des interviews, à la limite de la niaiserie, de comédiens venus promouvoir une pièce ou un film, la monotonie de l' image d' un homme ou d' une femme-tronc lisant, oreillette sur la tempe, un prompter, tout cela relève d' un rite destiné à l' engourdissement citoyen par injections d' ininformation continue.

C' était ainsi sous Sarkozy. Cela n' a pas bougé d' un pouce sous Hollande. Pujadas n' a donc pas eu à retourner son gilet rayé pour peaufiner, impavide, le plat du jour, à savoir la publicité de la politique du pouvoir en l' absence de toute contestation véritable.

Les princes actuels de la République ne se retiennent pas plus que du temps mémorable du flic Peyrefitte. En la matière, la modérartion gouvernementale est hors de saison et la finance sans frontières dort tranquille, protégée par des micromesures discrètes, des touches indolores noyées dans la brume législative, des décrets inaperçus, inspirés par les lobbys omniprésents, et des distributeurs d'information anesthésiante. Des opérations off report, sous embargo, top secret , confiées à des repreneurs sans domicile fixe, aboutissent ainsi à des fermetures brutales de sites, au largage soudain de milliers de "collaborateurs" , et à des dettes abyssales que le contribuable à revenu non dissimulable, encore lui, est destiné à éponger.

Pour faire avaler la pilule, l' ininformation est confiée à des "experts", employés concurremment par les médias publics ou de grands patrons, et pouvant servir la soupe à droite ou à gauche. Leur tâche n' est pas surhumaine : vendre (le plus cher possible) le consensus libéral par escamotage de la contradiction entre les intérêts du Capital et ceux du Travail. C'est l' Economie expliquée à l' antenne par des communicateurs spécialisés comme MM. Beytout et Lenglet...

L' ininformation continue est le manque confirmé de respect du bon peuple.

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Dynastie et République

Publié le par memoire-et-societe

On compte actuellement en France 5 millions de chômeurs totaux ou partiels, dont 3 millions 300.000 dûment recensés. On y dénombre aussi 11% d' analphabètes. Les diplômés, une fois formés, ont tendance à s' exiler, abandonnant le terrain à l' immigration, clandestine ou non, souvent sans qualification précise. Les plans sociaux mettent des milliers de familles à la rue, la croissance, qui repart ailleurs, semble éviter l' hexagone, les investissements avoisinent le zéro, contrairement aux prélèvements, l' opposition se déchiquète et la presse anglo-saxonne se régale.

Par- dessus le marché, le pays est engagé en Afrique dans deux conflits mobilisant 5.000 soldats, épuisant des crédits militaires en diminution, et isolant une diplomatie contestée. Enfin, l' école,la magistrature, l' hôpital, la police, traversent une crise de doute récurrente. Cependant, en ce début d' année, c' est vers d' autres sujets qu' on canalise l' opinion publique : les provocations d' un humoriste et les amours cachées du Président, maintenant ouvertement rangé du côté du libéralisme "social-démocrate".

Une troisième "évènement" mériterait pourtant l' attention : le refus par ses collègues sénateurs de lever l' immunité parlementaire de Serge Dassault, 89 printemps, patron du "Figaro". Les juges ne soupçonnent pas le constructeur de l' invendable "Rafale" de broutilles : complicité de tentative d' assassinat, association de malfaiteurs, achats de votes, figurent parmi leurs investigations concernant Dassault 2.
Le Bureau du Sénat, sinécure à laquelle en ces temps de vaches maigres on s' efforce malgré tout de confier quelque activité justificatrice, a, le 8 janvier dernier, opté pour la seconde fois, grâce à une abstention apparemment socialiste, en faveur du maintien de ce bouclier dit règlementaire. A Corbeil, son joujou, sa danseuse, où il a été maire avant d' être invalidé pour "dépassement de frais de campagne", les magouilles électorales du milliardaire sont secret de Polichinelle.

Une tradition de famille, en quelque sorte, établie depuis 1951. Cette année-là, le pére-fondateur, Marcel Bloch, devenu Dassault, se parachute dans le Beauvaisis. Une manne s' abat soudain sur l' électeur campagnard du coin . Service gratuit de "Jours de France", hebdo des têtes couronnées appartenant à l' industriel, somptueux colis de Noël pour les Vieux, équipement complet des clubs de foot, prise en charge de la réfection de tous les clochers en mauvais état, Dassault 1er achète littéralement son siège. Il le garde jusqu' à sa mort en 1986, glanant le titre de "parlementaire le moins assidu" (2 à 3 présences dans l' hémicycle par législature).
Deux ans plus tard, en 1988 donc, c' est Dassault 3, le petit-fils, Olivier, qui reprend le flambeau, avec, bien sûr, les techniques déjà éprouvées. Crier au scandale est devenu fastidieux et ,surtout, parfaitement inopérant. La République s' est faite au privilège d' une immunité applicable à toutes les situations, y compris celles qui vaudraient de lourdes condamnations et une inéligibilité définitive au justiciable ordinaire.Mais la légitimation d' un tel système ploutocratique ne contribue-t-elle pas, elle aussi, au discrédit persistant que le citoyen réserve à la "politique" en général et à la solidarité politicienne en particulier?

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L' Occident sur la défensive?

Publié le par memoire-et-societe

Après avoir défait les dictatures hitlérienne et mussolinienne, l' Occident atlantiste a connu une première peur : celle de l' Armée rouge campée au coeur de l' Allemagne et, plus globalement, celle de l' expansion du marxisme avec offensives en Asie ( Vietnam), en Afrique ( Congo) et en Amérique latine ( Cuba). La guerre froide a ainsi meublé tous les coins du monde au cours de la seconde moitié du XXème siècle.

La chute de l' Union Soviétique et de ses satellites a été pour la "Superpuissance", les USA, un répit de courte durée. Très vite deux menaces sont venues troubler sa digestion : l' islamisme dont une manifestation spectaculaire a été l' attentat du 11 septembre 2001, et l' émergence sur le marché mondial de deux nouveaux géants économiques, la Chine et l' Inde, chacun d' eux dépassant largement le milliard d' habitants.

L' Islam a d' une certaine façon pris le relais du marxisme dans une partie de la jeunesse. Encore que Ben Laden n' ait jamais approché la popularité de Mao ou de Guévara. Quoiqu' il en soit se dessine maintenant, du Pakistan à l' Atlantique, un arc d' instabilité de quelque 500 millions d' hommes qui, sur le thème de la "guerre sainte", remettent implicitement en cause l' antérieure prépondérance euro-américaine et rendent dérisoires les opérations localisées de quelques milliers de soldats.

Cette zone est d' autant plus sensible que s' y concentrent des ressources nécessaires aux économies du Nord (pétrole, uranium, eau) et des sites stratégiques ( méditerranée orientale, canal de Suez, détroit d' Ormuz, océan indien ) primordiaux en matière de communication et de défense.

La Chine, deuxième puissance planétaire, est le créancier n°1 des Etats-Unis. Son taux annuel de croissance avoisine toujours deux chiffres. Elle est le troisième pays à avoir aluni. Elle place des billes un peu partout : dans les ports (Le Pirée), les terres (Afrique), les grandes entreprises (automobile,électronique). Le nombre de jeunes Européens apprenant le chinois s' est en vingt ans multiplié par cent.

L' Inde est en passe de devenir la nation la plus peuplée. Ses informaticiens sont les plus performants des... USA. Ses capitaines d' industrie ( Mittal est le plus connu en France) développent un réseau implacable d' activités produisant à bas-coût et  étranglant d' emblée toute concurrence.

Devant ces menaces, ruinant leur compétitivité en maints domaines, et, au-delà, les structures de leurs économies, les Européens réagissent par une poussée de xénophobie. Les mouvements racistes et protectionnistes s' enhardissent en Italie, Autriche, Hongrie, Suisse, Pologne, Pays-Bas, Belgique, Finlande, Royaume Uni ou France, prônant la déconstruction de la Communauté Européenne, le retour aux monnaies nationales et la restauration identitaire au détriment de l' immigration.
Quant aux Américains, ils se montrent tentés par une sorte de résurrection de  l' isolationnisme tel que prêché en d' autres temps par la "doctrine Monroe". Leur sous-sol, enrichi par la découverte de gisements massifs de gaz de schiste, le leur permet. Leurs déboires militaires depuis le Vietnam les y incitent. Il s' avère qu' aux prochaines élections présidentielles, en 2016, la question des interventions armées extérieures s' insérera solidement dans le débat.

Le dessein secret des stratèges de Washington pourrait-il alors aller jusqu' à faire de l' Amérique du Nord, un ultime camp retranché?

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Qui va croire qu' au Mali tout est règlé?

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Il fallait être bien naïf pour croire nos gouvernants quand ils affirmaient, il n'y a pas si longtemps, que l' opération Serval avait permis de chasser les jihadistes du Mali et annonçaient une réduction du contingent de 4.500 hommes, seule force occidentale sur le terrain. En vérité, la France reste clouée sur place, ni les Européens, présents en Afghanistan, ni les Africains, sauf les Tchadiens et la faible armée locale, ne coopérant au maintien du pouvoir légal.

Cameron, eurosceptique et conservateur, n' entend s' engager que dans un cadre atlantique, donc avec l' aval des Etats-Unis, comme en Libye, ou quand sont en cause les intérêts du Commonwealth. L' Allemagne, elle, répugne à toute participation militaire, surtout dans une affaire qui ne lui semble pas dénuée de relent néo-colonial. Le Mali relève du fameux "pré carré" : que Paris se débrouille, l' Europe n' est pas dans le coup! Quant aux Etats africains voisins, aucun n' est très chaud pour venir guerroyer aux côtés de l' ancien colonisateur contre des musulmans continentaux.

Nul besoin par ailleurs d' avoir fait Saint-Cyr pour comprendre que l' adversaire, inférieur en moyens aériens ( déterminants en zone désertique) a opté pour un harcèlement permanent combinant coups de main éclair, guerrilla urbaine, attentats de kamikazes et enlèvements d' otages, en fonction de la présence ou de l' éloignement des forces étrangères. La nature de la seconde opération militaire française dans le nord Mali, intitulée "Hydre", montre qui, ici, est le chat, et qui la souris.

Les islamistes ont en effet pour eux, d' une part un territoire immense et familier doté de caches naturelles (grottes, massifs montagneux) et bordé de frontières plus théoriques que réelles, où les populations sont leurs complices à travers de séculaires réseaux de solidarité ou d' indémêlables alliances familiales, tribales et ethniques, d' autre part une réserve locale de supplétifs, paisibles villageois le jour et terroristes la nuit, qui permettent à tous de se sentir, selon la formule éprouvée, " comme des poissons dans l'eau ". De plus, l' argent tiré du narco-trafic contribue à secourir matériellement les plus déshérités, ce qui accroit l' influence et le prestige des combattants de la " guerre sainte ". Proximité, popularité, deux atouts contre lesquels blindés et hélicoptères d' assaut ne peuvent pas grand chose.

Telle est la sévérité des faits. Le reste relève de la méthode Coué. Mais cette guerre est - elle seulement française, et ne se bat-on dans la région que pour Areva? L' enjeu n' est- il pas, au-delà de Kidal et de Gao, la zone névralgique, totalement islamisée, qui, à cheval sur le Sahel, s' étend du Maghreb à l' Afrique centrale? L' isolement diplomatico-militaire de Paris, que nous évoquions clairement dès janvier dernier (article " Mali attention! " du 24.01 ) ne peut durer éternellement pour d' évidentes raisons budgétaires, et parce que l' opinion, même si l' on parvient à éviter la casse, sollicitée par des questions sociales majeures, risque de se lasser, peu avant plusieurs consultations électorales, de cette charge supplémentaire.

Comme Washington ne souhaite pas renouveler ses malheureuses expériences irakienne et afghane, le retrait occidental ouvrira, il ne faut pas le cacher, la voie aux salafistes, de Dakar à Djibouti.

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P.S : vers une débandade

Publié le par memoire-et-societe

Loin de raffermir son unité, l' exercice du pouvoir ne cesse d' élargir les lézardes qui minent le Parti socialiste. Je persiste à dire qu' outre des clivages originels mal résorbés, ses difficultés proviennent du fait qu' en 2012, cette organisation n' était pas préparée à la succession. Promesses approximatives, alliances hâtives, expérience de la vie internationale insuffisante, évaluations erronées de la réalité budgétaire, tout indique que, les dossiers n' ayant pas été assez bûchés, l' improvisation puis les reculades et les contradictions allaient vite s' imposer

La base du P.S comprend assurément nombre de militants respectables, sincères et dévoués. Au sommet, de Hollande à Marisol Touraine, d' Ayrault à Peillon, la conviction républicaine ne saurait être mise en doute. Mais, à côté, combien d' intrigants et de combinards!

Ce Parti, qui n' a pas encore actualisé la doctrine et n' ose s' y atteler vraiment, est dès lors renvoyé à des problèmes étroitement électoraux ou de survie clanique. Ne nous arrêtons pas aux questions de personne, qui font tout de même des dégâts, de Mellik, le champion automobile sponsorisé par Tapie, à Besson, Strauss-Kahn, Cahuzac, Guérini, et d' autres de moindre renommée. En revanche, il serait instructif d' en savoir plus sur la stratégie diplomatique de Fabius, tonitruant sur la Syrie et quasiment inaudible concernant les affaires d' espionnage américain. Ou la tactique de Moscovici alignant des chiffres régulièrement corrigés par Matignon, Bruxelles ou l' OCDE. D' ailleurs, comment un ministre des Finances a-t-il osé s' attaquer à l' épargne populaire au moment précis où était connue la réduction ahurissante des impôts qui auraient dû être prélevés sur le pactole que le contribuable a servi à Tapie, encore lui ? Ou encore sur le calendrier de Vals, débordé à gauche par Taubira, ex indépendantiste guyanaise passée au parti radical ( de gauche...). Ou sur le rôle du fantomatique ministre de l' Agriculture Le Foll, qui n' a rien vu venir du malaise breton. Ou sur les calculs de Samya Ghali, sénatrice socialiste, qui fait siffler son chef, et de Harlem Désir, qui le contredit. Tous ces gens n' inspirent aucune confiance, contribuent à discréditer le système parlementaire et à ouvrir la route au Front National qui se délecte de la situation.

Les trempes que la "génération Mitterrand" risque de ramasser aux prochaines consultations, concrétiseront le début de la déroute que freine encore la distribution des places. Le P.S choisira-t-il alors de demeurer une machine essentiellement électorale, penchant, selon les circonstances, vers un Centre flottant ou les vestiges d' une Gauche protestataire et sans projet crédible, ou bien fera-t-il le ménage qui s' impose dans ses idées et dans ses rangs pour renouer avec des priorités populaires dont son attitude laisse penser qu' il les a plutôt négligées ? Déboboïser et moraliser, c' est peut-être beaucoup demander... Sans un sérieux bilan d' étape, la débandade va donc s' accélérer.

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