Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

67 articles avec politique

LE PATRIOTISME A BON DOS

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Je me considère patriote en ce sens que je ne dissocie pas mon pays de sa geste populaire, de sa langue forgée par les siècles, de sa culture inépuisable. Ma famille a payé son tribut à la Patrie : grand'oncle tombé à Verdun, père déporté de la Résistance, oncle évadé puis emprisonné en Espagne franquiste.
Or voilà que Marine Le Pen distingue deux catégories de Français : les "vrais patriotes", autrement dit ceux qui partagent ses idées, et les autres, les "non patriotes" qui les contestent. C' est quand même un peu court, et je ne me sens pas prêt, quant à moi, à reconnaître à qui que ce soit l' exclusivité du "patriotisme", surtout comme camouflage d' un national-populisme des plus discutables. 

 Les dernières générations ont en effet  appris à se méfier. En 14-18, ceux que les Surréalistes dénommaient les "littérateurs du territoire" exhortaient, MAIS DE L' ARRIERE, les "patriotes des tranchées" au "sacrifice suprême". C' était :" Armons-nous...et partez !". Un million et demi de patriotes anonymes y sont restés. Pas Déroulède. Pas Barrès. Pas Maurras.

En 1940, un nombre non négligeable de patriotes professionnels se sont mis au service de la collaboration avec l' Occupant, après lui avoir abandonné deux millions de prisonniers en chemin. Enfant, je les ai vus, fuyant  dans leur voiture personnelle, ces galonnés qui, quelques semaines plus tard, dénonçaient les "traîtres" continuant la lutte en Angleterre. Toutefois, c'est le maurrassien Brasillach qui a été fusillé pour trahison.

En mai 1968, des "patriotes" d' un autre genre faisaient la queue à la frontière suisse pour aller déposer leur argent dans les banques genevoises (le fait est amplement relaté dans la presse de l' époque).

C' est pourquoi je suis parfois tenté de juger sur pièces. Il parait facile et gratifiant de "sauver la France" en parole. Encore faut-il savoir qui sauve qui, pourquoi, et surtout qui est finalement et réellement chargé d' assumer les frais. Sinon ce patriotisme là a trop bon dos.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

LA FÊTE FORAINE

Publié le par Jean-Pierre Biondi

J' ai mobilisé mes souvenirs historiques: jamais depuis les "Trois Glorieuses"(1830), le mouvement social en France ne semble avoir été aussi dégénérescent, y compris pendant les guerres mondiales.

Mitterrand a tué le P.C. Hollande le P.S., son propre parti. Fillon promet de faire la peau aux syndicats. Ainsi ne restera-t-il bientôt aucune structure de poids pour défendre le monde du Travail et s' opposer aux déferlantes de la mondialisation financière, au gouvernement  par Wall Street et la ploutocratie.

C' est donc au milieu des décombres que "la Gauche" choisit de se livrer à un combat de chiens. Les ouvriers vont aller voter F.N, les jeunes s' abstenir, des forces vives se détourner des comédies électorales, comme à l' habitude désormais, sans que cela paraisse émouvoir  les "dirigeants". C' est ça, la décadence: une démocratie qui ne représente pas les classes populaires.

Hurler "rassemblement!" en multipliant d' absurdes et redondantes candidatures est une offense aux citoyens. Cela fait seulement penser aux carabiniers d' Offenbach chantant "Marchons!" en piétinant sur place. Les petits marquis de la "Gauche", terme devenu illisible, n'ont de fait aucun projet cohérent et surtout "rassembleur". Les arrivistes ne le savent que trop. C' est pourquoi ils se pressent autour du stand de fête foraine où le plaisir est le jeu de massacre. Descendre les têtes pour se tailler un territoire personnel n' est pas digne de véritables responsables. On a honte pour eux. Dans le contexte social et international actuel, ces oligarques se revendiquant du "progrès" ne sont que les déjections d' un Système en décomposition déjà avancée.
Le mouvement social, lui, est à reconstruire. Mais, pitié, sans eux. Ils se sont depuis longtemps collectivement disqualifiés.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

A quoi sert l' Angleterre?

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Maintenant qu' ils ont choisi - au moins théoriquement...- de partir, les choses se clarifient. Il va être possible d' envisager un projet européen conférant à notre continent et à ses composants une place politique conforme à son importance réelle. C' était depuis 1972, date de l' adhésion britannique au Marché commun, impensable. L' Europe était d' abord un vaste soukh manipulé par la City et de plus en plus éloigné des attentes des peuples.

L' Angleterre du Brexit , repliée, xénophobe, conservatrice, n' a plus grand chose à voir avec l' ile qui, en 1940, a su résister au fascisme. Le Royaume, qui se qualifie abusivement d' Uni, a opté pour "le large"? Eh bien, bon vent ! vous dira-t-on, soulagé, à Bruxelles comme à Strasbourg. J' ignore si les U.S et le Commonwealth se félicitent de la situation : 50 millions d' Anglais, cernés par des Celtes hostiles ( Irlande, Ecosse, Galles), géo-politiquement marginalisés, semblent susciter peu d' émotion dans les chancelleries . Il n' y a, dans la vie internationale, guère d'indulgence pour ceux qui se tirent une balle dans le pied. A quoi sert alors l' Angleterre, bateau ivre déserté par ses mauvais capitaines, à commencer par Bronson et Farage (lequel, député "européen", a décidé d' encaisser son allocation parlementaire jusqu' au terme de son mandat fictif...en 2019).

L' Angleterre a, depuis des siècles, scientifiquement saboté tout effort d' union continentale en jouant notamment sur l' opposition franco-allemande. Qu' elle perde, ballottée par l' océan qui avait fait sa fortune, l' influence nécessaire pour continue à parasiter notre aire de paix est, pour tout Européen véritable, une nouvelle réconfortante.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Le durcissement syndical : effet d' une démission?

Publié le par Jean-Pierre Biondi et capitulations

Quand on voit les foudres patronales et ministérielles se concentrer sur le secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, on se sent -je me sens- pris de compassion pour ce syndicaliste quotidiennement traité de voyou, terroriste et casseur. L' insulte " ad hominem" est un vieux procédé. Faute de combattre les idées, on s' en prend aux individus.

Là cependant ne se joue pas l' essentiel. Ce dernier réside dans le durcissement durable d' une base englobant Force Ouvrière, profondément choquée par la façon dont le gouvernement Vals a usé pour réformer le Code du travail. Un tel durcissement, une telle ténacité dans la révolte, révèlent la profondeur d' une crise de société qui, un an avant les élections présidentielles, ne manque pas de retenir l' attention.

Le contentieux, polymorphe, du malaise tient d' abord dans la manière : aucune offre de négociation en amont de la loi, mise à l' écart des élus, socialistes inclus, recours à l' article 49.3 pour esquiver l' échec parlementaire, collection d' erreurs tactiques surprenantes de la part de responsables vivant depuis des décennies avec et dans la politique.

Plus notable encore s' ajoute à la situation le dépérissement régulier de la gauche dite de gouvernement, engendrant un scepticisme auquel les travailleurs désorientés répondent de plus en plus par l' abstention, sinon par le vote Front National.

L' addition des déceptions et reculs face à l' offensive libérale provoque, bien sûr, un raidissement qui favorise l' émergence de la violence. Aucun historien n' est surpris par l' effet de balancier vécu quand le répondant politique ne bouge plus. La résistance syndicale s' aiguise.

Au début du XXème siècle, le mouvement socialiste, malgré ses efforts d' unification (Congrès du Globe,1905), enregistra, avec Millerand et Viviani, des abandons spectaculaires. Le courant syndical prit alors la relève en créant la CGT d' essence révolutionnaire, tranchant net (Charte d' Amiens,1906) avec l' opportunisme politicien.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : faute de perspectives et d' interlocuteurs crédibles, les luttes se radicalisent inéluctablement, comme dans les années précédant la guerre de 1914. Mais quand, au lendemain du conflit et en dépit d' une scission irréversible (Congrès de Tours,1920), de nouveaux partis se structurèrent, le syndicalisme reprit sa place en appui des intérêts du monde du travail.

Cent ans plus tard, une pièce manque à nouveau du mécano social, face à l' entreprise de financiarisation planétaire en cours. Rien n' empêche alors de se souvenir que la nature a horreur du vide...

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

LA CASSE

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Les "casseurs" sont de nouveaux acteurs du mouvement social. " Nouveaux" est d' ailleurs vite dit, car il y a des années qu' ils accompagnent chaque manifestation de masse pour y opérer, en marge des rituels défilés des syndicats homologués.

Cet an-ci, surfant sur l' impopularité du Pouvoir, ils sont passés à la vitesse supérieure : une sorte d' action insurrectionnelle, et un harcèlement épuisant pour la police requise en même temps par l' état d' urgence et la lutte antiterroriste. Affaiblissement politique, crise économique, difficultés sociales, tension internationale engageant l' Armée outre mer, tout semble réuni pour favoriser une ambiance pré-révolutionnaire.

Qui sont ces "casseurs"? sans doute pas des voyous au sens où la classe politique emploie le mot. L' insulte ne suffit pas à analyser le phénomène, et abuse, une fois de plus, l' opinion. A part quelques petits délinquants aux aguets et une poignée d' ados chahuteurs et sans projet, ce sont pour une bonne part de jeunes militants internationaux dotés d' une forte culture historico-idéologique (certains sont doctorants) d' essence marxiste ou libertaire, avec des relents de nihilisme russe et d' anarchisme espagnol,  témoignant du malaise engendré par le système capitaliste. Le discours, s' il n' est pas fondamentalement neuf, redevient d' actualité : rien à attendre pour les classes populaires des démocraties parlementaires et de leurs palabres sans effet. Rien à espérer d' une forme de représentation truquée à la base par les arrangements électoraux et les fausses divergences de Partis d' accord, sans l' avouer, pour se partager les richesses issues du Travail.

Ils sont Français, Allemands, Anglais, Néerlandais ou Grecs, courant de Rencontres internationales en Forums économiques et en lieux de contestation écologique pour annoncer que la démocratie couvre en réalité une domination de classe, et affronter la police, instrument de l' Ordre financier.

Déterminés, adaptés aux pratiques de la guerrilla urbaine, très mobiles et bénéficiant de performantes technologies de communication, ils perturbent un dispositif répressif encore marqué par la mort de l' étudiant Malick Oussékine en 1986, et plus accoutumé aux processions syndicales de pères de famille où chacun décompte à sa guise le nombre de participants et, après avoir replié ses drapeaux et s' être félicité de la réussite de la manif', se disperse, laissant le soin au Premier ministre de vanter le bonheur de la liberté d' expression.

Les casseurs voient les choses autrement. La révolution sociale avant la démocratie libérale et le Droit formel.. L' ultragauche n' oublie guère, depuis l' écrasement du mouvement spartakiste (il y a près d' un siècle à Berlin) que les sociaux-démocrates au pouvoir peuvent être les meilleurs alliés de la bourgeoisie pour mater une rébellion populaire. Elle ne fera donc aucun cadeau à Hollande, quitte à se retrouver l' alliée objective des jihadistes qui sont d' ailleurs ses ennemis. Elle a retenu que les bolchéviks ont su en 1917 profiter de ce genre de confusion pour s' emparer du Palais d' Hiver à Saint-Petersbourg (le stalinisme et ses millions de victimes posant "en aval" un problème qui ne gomme pas l' exploitation par l' argent...)

L' activité ciblée des casseurs est donc un élément avec lequel la 5ème République doit de plus en plus compter parce qu' il dérange un ordonnancement jusqu' ici soigneusement établi. Ajoutée aux gesticulations du Front National et au permanent danger terroriste, l' ardeur de cette "minorité agissante" renforce le sentiment que le pays glisse vers une guerre civile larvée où l' approche d' élections présidentielles peut avoir pour effet d' exciter un peu plus les passions.

.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Mais qu'ils sortent !

Publié le par Jean-Pierre Biondi

C' est déroutant, la patience qu' accorde l' Europe aux Anglais. Voilà des gens qui, depuis des siècles, ne cessent d' étaler leur dédain du Continent et de s' ingénier à le diviser et l' empêcher de s' organiser. Tout le monde le sait, tout le monde le voit. L' Angleterre (mais pas l' Ecosse ) n' est entrée dans la C.E, par la faute de Pompidou, que pour la saboter de l' intérieur, avec l' appui des Américains qui ne conçoivent la région que comme un marché baptisé "zone de libre échange", et en aucun cas comme une entité politique de paix et de développement autonome (voir les articles de ce blog des 23 et 26 avril 2013).

Les récentes tractations de Bruxelles sont indignes, tant les dirigeants européens, malgré une opinion publique encline au Brexit (Britain exit), se sont pliés au chantage de Cameron. Hollande y a été inexistant, ce qui cloue le bec de ceux qui vantent son "autorité internationale" comme contrepoids à son fiasco national.

Suite donc aux concessions consenties par les 27 sous la pression de lobbies, nous sommes suspendus jusqu' au 23 juin aux humeurs de personnages du genre du maire conservateur et europhobe de Londres, Boris Johnson. Nous tremblons! Va-t-on nous claquer la porte au nez? C' est méconnaître le procédé dedans-dehors, qui consiste à glaner systématiquement le meilleur et à refuser obstinément le moins bon. Pas fous! Garder à la City ses privilèges de place financière mondiale (le Capital international joue à fond en faveur du oui), interdire aux citoyens non anglais des avantages sociaux garantis ailleurs et la liberté de circuler dans l' Ile comme sur le Continent, ou encore maintenir à nos frais sa frontière à Calais, tout cela et bien d' autres choses relèvent d' une insupportable outrecuidance.

Nombreux sont ceux qui souhaitent une intégration à égalité des peuples de cette partie du monde dont l' apport à l' histoire de l' Humanité, en dépit de ses déchirements, n' est assurément pas négligeable. Son unité est aujourd'hui sa principale chance de ne pas être, d' une manière ou de l' autre, reléguée et asservie. Nombreux donc sont ceux qui souhaitent que le 23 juin les Anglais aient l' heureuse inspiration de répondre non, et de dégager ainsi notre horizon.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

A la dérive

Publié le par Jean-Pierre Biondi

M.Talamoni, séparatiste corse né à Saumur, a été élu président de l' Asemblée régionale de Corse à la faveur d' une alliance(de quelle durée?) avec les autonomistes de M.Siméoni, l' ensemble totalisant 34% des votants.

C' est un événement à la fois anachronique et anecdotique. Anachronique parce que, depuis 247 ans, la Corse a contribué à l' Histoire de France en la dotant d' un Empire et de multiples responsables politiques nationaux. Anecdotique parce que le " peuple corse", si l' on ôte les fonctionnaires continentaux, la forte colonie portugaise qui gère les petites et moyennes entreprises, et un prolétariat marocain exploité, est minoritaire dans l' Ile. Il y a davantage de Corses à Marseille que dans leur région d' origine.

Toutefois, derrière l' infantile discours d' installation du président régional, se profilent de peu scrupuleux personnages, c' est le moins qu' on puisse dire, dont les "projets" de "développement" du territoire tiennent en quelques points fort clairs :

1- Faire de la Corse un paradis fiscal où la fascisante et xénophobe "Ligue du Nord" (lombarde), les mafias foisonnant en Italie, et divers groupes extrémistes européens viendraient blanchir leur trésor de guerre.

2- Créer une zone franche où tous les trafics prospéreraient à moindres frais.

3- Transformer l' Ile de Beauté en un vaste casino rappelant Cuba au temps du dictateur Batista.

Le nationalisme a bon dos. Il sert de voile à un affairisme tous azimuts. Ce nouveau clan est plus dangereux que ses prédécesseurs traditionnels ("radical" ou conservateur) parce que recourant à un romantisme identitaire qui fait toujours recette auprès d' une jeunesse désoeuvrée, et flatte un insularisme que la République, dont la Corse fait indéniablement partie, ne sait trop par quel bout prendre.

Quoique prétende M.Talamoni, l' ethnisme (évident dans l' exigence de libération de Colonna, assassin du préfet Erignac) est un combat d' arrière-garde. Reste l' illusoire ruée vers l'or.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Incorrigibles

Publié le par Jean-Pierre Biondi

L' un des intermèdes les plus distrayants de la dernière soirée électorale aura été la présentation des résultats par MM. Cambadelis et Bartolone. Les socialistes se sont fait partout étriller,à une ou deux exceptions près. Néanmoins, sont venus nous expliquer ces brillants comptables,la Gauche a gagné: avec 38% au total, qui en font la première force politique française. Comment? Elémentaire! En mélangeant les mélanchons et les serviettes, les duflots et les macrons, les valls et les laurents. Ainsi le (second)tour est joué.Mais alors pourquoi s' être retiré du nord et du sud, après une adhésion pareille?

Ce n' est probablement pas avec ce type de démonstration que ces vieux de la vieille risquent de revaloriser la crédibilité de la parole politique. C' est justement à cause d' un tel genre de boniment usé et de mépris que les citoyens se sont abstenus ou ont voté F.N ! Que leur faut-il donc pour comprendre, à nos apparatchiki ?

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Variations

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Il n' y a pas si longtemps des New Yorkais déversaient leurs bouteilles de bordeaux dans le caniveau, et la presse américaine qualifiait les Français de lâches et d' ingrats. Chirac refusait de suivre Bush et Blair, lancés contre Saddam Hussein. Rappelons le bilan : aucune arme "de destruction massive" trouvée, 400.000 Irakiens tués, un pays millénaire détruit et livré à l' anarchie, l' émergence d' une sanglante Théocratie dirigée par d' ex officiers du même Hussein.

Aujourd' hui, Madonna a inscrit "La Vie en rose" à son répertoire, on entonne "La Marseillaise à Broadway, et le stade de Wembley s' exhibe en tricolore. Faut-il donc que des Français meurent dans des attentats salafistes pour mériter la considération du monde anglo-saxon?

Fabius s' était fait, lui, le champion de la guerre contre le président syrien. Si on l' avait écouté, la France, précédant les troupes américaines, aurait marché droit sur Damas. Obama a dit non. Poutine, privé de deux bateaux revendus à perte, également. Résultat, Hollande a inversé sa politique. Nous allons maintenant coopérer avec Poutine et Bachar al Assad. S' il avait un peu de fierté, Fabius aurait démissionné. On aurait alors pu avantageusement le remplacer par l' un des quatre parlementaires partis il y a quelques mois discuter avec le président en place de la Syrie sous les huées gouvernementales et médiatiques.

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

Sortir d' où on n' est pas entré

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Les Anglais publient régulièrement des sondages sur la cote d' amour des étrangers chez les sujets de sa Majesté. Le dernier ne dément pas les précédents : les Frenchies arrivent en queue de peloton, plus bas encore que les Gallois, à peine plus haut que les Islamistes. Nous sommes donc aussi sales,menteurs,paresseux, prétentieux et lâches que nos pères. Nos femmes et nos filles aussi faciles que l' étaient nos mères. Si bien qu' on se demande :

a) pourquoi le Royaume se targue d' avoir sauvé un peuple aussi "couard", ainsi que l' attestent les monuments aux morts de tous les villages de France?

b) pourquoi tant de Britanniques viennent séjourner ou s' installer entre Le Touquet et Menton?

Ces préjugés quotidiennement ressassés par la presse populaire d' outre-Manche ne laissent pas d' intriguer. Quelle raison profonde trouver à cette persistante hostilité? On arrive alors à deux conclusions plausibles:

a) la conviction que la France devrait être un dominion, via les Plantagenêt, si des rois sans scrupules n' avaient dérobé le territoire à la Couronne britannique.

b) la certitude que les Français devraient être logiquement anglicans au lieu d'être demeurés papistes comme les Irlandais, autre tribu rétrograde.

On comprend mieux ainsi pourquoi l' Angleterre ne saurait de se commettre plus longtemps avec le continent. Elle va organiser, sans le soutien de l' Ecosse, un referendum à ce sujet : la raison voudrait qu' elle quitte une Communauté où elle n' est jamais vraiment entrée.
Sauf, bien sûr, si la City, "première place financière européenne", s' y oppose...

Publié dans politique

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 > >>