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CLARIFICATION

Publié le par Jean-Pierre Biondi

Après les changements consécutifs aux élections présidentielles et législatives, la configuration politique française peut paraître compliquée. Ne ressemble-t-elle pas, à première vue, à une étoile à six branches : extrême droite, droite classique, droite ralliée à la majorité, rassemblement présidentiel, gauche parlementaire, extrême gauche?

Cette lecture correspond-elle aux réalités? A y regarder de près, trois courants principaux se partagent le corps électoral : la gauche radicale, le courant populiste, et un éventail de "groupes de gouvernement" plutôt centriste.

L' extrême gauche, en décomposition, et l' extrême droite, en recomposition, n' ont actuellement aucune chance d' accéder au pouvoir. La première occupe sans éclat le terrain protestataire, la seconde s' efforce de garder sur certains milieux populaires une influence que lui dispute de plus en plus l' abstention.

Le centrisme multicartes, lui, nécessite une  attention particulière parce qu'il ramène, quoi qu' il en soit, au clivage droite-gauche, chacun cherchant à mordre sur une majorité idéologiquement peu structurée.

Ce n' est pas parce que MM. Collomb et Castagner ou MM. Philippe, Lemaire et Darmanin viennent en plus ou moins droite ligne, les uns de l' ex P.S,, les autres du chiraco- sarkozysme, qu' en dehors de l' opportunité qui les rassemble, leur modèle de société soit devenu identique. 

Les choses, en effet, risquent d' évoluer rapidement. Dès avril, les socialistes vont tenir un Congrès refondateur qui donnera un aperçu de la volonté et des facultés de regroupement à gauche. L' isolationnisme de Mélanchon n' est pas défendable. Les militants aspirent à se compter pour peser à nouveau dans le combat social. Les générations actuelles n' ont cure des querelles et des rancunes qui ont empoisonné les décennies passées.

Une démarche comparable se dessine à droite où, après les débuts calamiteux de Wauquiez, s' affirme le désir de reconstituer une force représentative d' une composante déboussolée de l' opinion.

Demeure une interrogation : dans le schéma d' un retour à l' architecture historico-électorale du pays, que deviennent Macron et le ni-ni ? "La France, déclarait Giscard, veut être gouvernée au Centre;" Mais elle veut aussi des orientations claires qui lui permettent de savoir où trouver ledit Centre.

Publié dans politique

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