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Publié le par Jean-Pierre Biondi

Observez qui parle à qui : Valls fait un tour à Bordeaux, il confère avec Juppé ; il passe à Pau, il est reçu par Bayrou. Ces entretiens à mi-voix ne suggèrent-ils pas un axe "droite modérée-centre-gauche libérale" qui ouvrirait une perspective politique nouvelle ?.

Le Maire, candidat à la présidence de l' UMP, penche vers Juppé. Collomb, maire de Lyon, n' est pas insensible aux orientations prises par Valls. La CDU/CSU, parti d' Angela Merkel, apprécie Le Maire. Jouyet, bras droit de Hollande, déjeune avec Fillon dont il a été le ministre, très précisément aux affaires européennes. Juppé et Junker conservent des relations suivies : l' un en tant qu' ex ministre français des Affaires étrangères, l' autre qu' ex Premier ministre luxembourgeois, maintenant président de la Commission Européenne. Valls vient de rendre visite à Berlin au vice-chancelier du gouvernement allemand de coalition, leader des socialistes du SPD, Sigmar Gabriel. Macron vole de Bruxellex à Berlin. Ces chassés-croisés semblent bien jeter les bases, vue l' urgence, d' une relance européenne sous diverses formes de contacts droite-gauche.

Il n' existe pas, en politique, de pur hasard. Les Européens ne peuvent laisser la France tomber en faillite. Sa position stratégique, entre le nord et le sud du continent, l' interdit. Il est donc indispensable de rendre confiance à l' investissement et de réinsérer dans l' économie mondialisée le pays du général de Gaulle. Mais comment ?

En accélérant d' abord le clivage à l' intérieur du groupe parlementaire socialiste afin de générer et développer des réflexes de "salut public" destinés d' une part à atténuer la déculottée promise à la gauche aux. élections cantonales et régionales de 2015, d' autre part de relativiser une nouvelle poussée du Front National dans les "territoires". Aucun ralliement ne sera à négliger. Les meubles une fois sauvés, on pourra renverser le gouvernement grâce à quelques mesures aptes à élargir le camp des "frondeurs". Valls sait faire.

Bon, le gouvernement Valls est battu avec sa complicité. Quelques tours de piste pour trouver une impossible majorité de rechange, puis dissolution et élections générales sur le thème dominant de la " défense républicaine", mais courte victoire des partis "démocratiques".

Pas d' autre choix alors qu' un cabinet transitoire de coalition pour aller aux élections présidentielles de 2017, à la retraite définitive de Hollande et au gouvernement libéral élargi que vise cette longue marche. " Spéculations dignes du Café du Commerce", ironisera-t-on sans doute. Eh,eh...quand on tire sur le fil qui dépasse, la pelote se dévide sans effort...

Publié dans politique

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costa janine 13/11/2014 17:09

c'est bien dit comme toujours janine