Comment faire pour tirer l' UMP de là?

Publié le par memoire-et-societe

Le candidat UMP battu à la consultation présidentielle de 2012 ayant dépassé le budget de campagne arrêté par la loi, s' est vu condamné par le Conseil Constitutionnel à rembourser ses dépenses électorales,soit la bagatelle de 11 millions d' euros, qu' il revient en fait à son Parti de règler à l' Etat.

Paradoxalement, ledit Conseil ( 9 membres nommés par tiers pour 9 ans) est formé pour l' essentiel de personnalités installées par la précédente majorité, donc par le sanctionné lui- même.C' est d' ailleurs le seul lieu de pouvoir détenu par la nouvelle opposition. En outre y siègent de droit les trois anciens présidents de la République: Giscard, 87 ans, est assez assidu, Chirac a disparu depuis deux ans, et Sarkozy, furieux, a décidé de ne plus s'y rendre.

Il faut donc trouver les 11 millions. Les finances de l' UMP n' étant déjà pas, nous dit-on, florissantes, les querelles internes des derniers mois n' ont pas contribué à renflouer les caisses. " A vos poches!" a alors lancé aux 300.000 militants revendiqués, le leader en titre du Parti, J-F Copé. Il a vite récolté 8 millions, ce qui n' est pas mal. Restent environ 3 millions. C' est bien connu, ces reliquats de dettes sont les plus difficiles à résorber. On s' est rassuré quand on a appris que les Chefs allaient mouiller la chemise : Sarko partait faire une conférence à l' étranger payée en principe 250.000 euros et Copé une autre à Brazzaville dont il n' a pas divulgué le montant. Voilà, a-t-on songé, une bouffée d' oxygène bienvenue pour la Droite la plus désargentée du monde.

Une manière de déception a toutefois gagné les esprits quand on a totalisé les dons des uns et des autres, compte tenu, bien sûr, de leurs liquidités. 1000 euros pou Fillon, alors que le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon se fendait de 150 en n' hésitant pas à braver les foudres d' Harlem Désir, pas terrible. 7500 (trois conférences) pour Nicolas qui, après tout, est le principal responsable de la situation, un peu léger, comme l' a relevé Bernard Debré, le frère du président du Conseil Constitutionnel. L' hyperactivisme de Nadine Morano n' y peut mais : le " sarkothon" rapporte moins que le "téléthon".

Toutes les imaginations doivent donc se mobiliser, et nous ne saurions nous dérober à l' effort indispensable à la survie de l' opposition. Nous avons phosphoré afin d' avancer quelques suggestions qui,si elles ne sont pas parfaites, ont le mérite de la cohérence :

1- si le Peuple de droite tient tellement à être sauvé du socialisme, qu' il montre l' exemple. Un prélèvement mensuel de 10% sur les revenus de chaque adhérent jusqu' à extinction de la Dette semble une mesure de bon sens s'adressant aux compagnons désireux de protéger les institutions démocratiques mises en place par Charles de Gaulle et Michel Debré.

2- le recours à la solidarité d' organisations qui n' ont jamais eu à se plaindre de l' UMP se justifie pleinement. Ainsi, le MEDEF pourrait-il trouver des moyens discrets- il sait faire - de renvoyer l' ascenseur, comme on dit familièrement. D'un petit sacrifice aujourd'hui peut naître demain un gentil bénéfice.

3- nos concitoyens qui ont trouvé le courage d' aller porter leurs économies dans les pays limitrophes pour se dégager des griffes du fisc socialiste, se doivent de participer à l' oeuvre du redressement national. Qu' ils calculent ce qu' a pu leur faire épargner leur proche exil et adressent d' urgence le chèque correspondant au Siège, en le considérant comme un à-valoir pour des temps meilleurs.

Voilà. Ce n' est pas le Pérou, mais si chacun veut bien s' y mettre, on doit y arriver.

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