LA FÊTE FORAINE

Publié le par Jean-Pierre Biondi

J' ai mobilisé mes souvenirs historiques: jamais depuis les "Trois Glorieuses"(1830), le mouvement social en France ne semble avoir été aussi dégénérescent, y compris pendant les guerres mondiales.

Mitterrand a tué le P.C. Hollande le P.S., son propre parti. Fillon promet de faire la peau aux syndicats. Ainsi ne restera-t-il bientôt aucune structure de poids pour défendre le monde du Travail et s' opposer aux déferlantes de la mondialisation financière, au gouvernement  par Wall Street et la ploutocratie.

C' est donc au milieu des décombres que "la Gauche" choisit de se livrer à un combat de chiens. Les ouvriers vont aller voter F.N, les jeunes s' abstenir, des forces vives se détourner des comédies électorales, comme à l' habitude désormais, sans que cela paraisse émouvoir  les "dirigeants". C' est ça, la décadence: une démocratie qui ne représente pas les classes populaires.

Hurler "rassemblement!" en multipliant d' absurdes et redondantes candidatures est une offense aux citoyens. Cela fait seulement penser aux carabiniers d' Offenbach chantant "Marchons!" en piétinant sur place. Les petits marquis de la "Gauche", terme devenu illisible, n'ont de fait aucun projet cohérent et surtout "rassembleur". Les arrivistes ne le savent que trop. C' est pourquoi ils se pressent autour du stand de fête foraine où le plaisir est le jeu de massacre. Descendre les têtes pour se tailler un territoire personnel n' est pas digne de véritables responsables. On a honte pour eux. Dans le contexte social et international actuel, ces oligarques se revendiquant du "progrès" ne sont que les déjections d' un Système en décomposition déjà avancée.
Le mouvement social, lui, est à reconstruire. Mais, pitié, sans eux. Ils se sont depuis longtemps collectivement disqualifiés.

Publié dans politique

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