Vers le chemin des urnes ?

Publié le par memoire-et-societe

Harlem Désir a été un catastrophique dirigeant du P.S : il est bombardé Secrétaire d' Etat aux affaires européennes.

Dominique Voynet a été un épouvantable maire de Montreuil : elle est nommée Inspectrice d' Etat.

Cette manie de recaser, après échec, les membres de la caste politique, n' est certes pas nouvelle. Chaque Président, de droite comme de gauche, promeut copains et copines. Mitterrand n' avait-il pas en partant doté ses deux secrétaires personnelles d' un titre de haut fonctionnaire ? Le Sénat, comme le Conseil Economique, le "tour extérieur" du Conseil d' Etat, et une série de " Hautes Autorités" ou "Comités Supérieurs" ne sont-ils pas des refuges particulièrement appréciés des recalés du suffrage universel ? Le tout, bien sûr, aux frais du contribuable.

Il faut croire que cette fois Hollande a fait fort puisque même le président socialiste de l' Assemblée, Bartolone, a critiqué la nomination de Voynet, tandis que la Droite interpellait le gouvernement sur la désignation de H.Désir à une fonction stratégique.

Ces choix en effet ne sont pas des plus heureux. Voynet, médecin de profession, chassée par les électeurs de sa ville d' origine, Dôle, s' était trouvé comme point de chute Montreuil où elle a battu de peu le sortant communiste en 2008. Elle vient d' abandonner de son propre chef la ville, qu' au bout de 6 ans de gestion elle a rendu aux communistes en état de quasi faillite.

Quant à H.Désir, ex-président d' un "SOS Racisme" piloté en réalité par Mitterrand auquel il doit sa carrière, il n' est pas exempt de tout reproche. Il traine depuis fin 1998 une condamnation de 18 mois de prison avec sursis pour recel d' abus de biens sociaux ( emploi fictif ). Il est vrai que son successeur , Cambadélis, a fait mieux : affaire Agos (foyer de travailleurs immigrés ) : 5 mois de prison avec sursis en janvier 2000, affaire de la MNEF : 6 mois avec sursis en juin 2006, les deux fois pour emploi fictif...

Tant de "récompenses" pour mauvais services relèvent de moeurs que l' état de crise où se trouve le pays rendent plus choquantes encore. On gèle les prestations sociales et les salaires publics, fort bien : que les sacrifices soient partagés. Mais qu' on arrête en même temps de servir ses vieux potes, qui ne sont pas spécialement modèles de vertu républicaine.

Le P.S préparerait une campagne militante destinée à ramener vers le chemin des urnes les électeurs de gauche en fuite. S' y prend-il bien ?

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